Président de l'AAMPEF
Pour expliquer la situation des amateurs de minéralogie dans l'Est de la France je vais vous présenter 4 affaires, parmi tant d'autres. Quand nous expliquons nos affaires beaucoup de personnes ont du mal à nous croire. Mais tout cela est bien réel.
Affaire du club de Belfort:(début des années 90)
L'association minéralogique de Belfort ( adhérente à l'-A.A.M.P.E.F. - Association des Amateurs de Minéralogie et de Paléontologie de l'Est de la France ) prépare 2 mallettes pédagogiques contenant 8 cases avec 8 minéraux et 8 fossiles de la région avec pour chaque minéral ou chaque fossile une notice explicative ( propriétés chimiques, physiques et utilisation pour chaque minéral et toutes les caractéristiques de chaque fossiles ). Les valises furent remises officiellement à un conseiller pédagogique de l'académie et en présence de la presse. Suite à l'article paru dans les journaux locaux une plainte fût déposée par la C.P.E.P.E.S.C. ( Commission permanente d'étude et de protection des eaux souterraines et des cavernes) comme le nom ne l'indique pas ce n'est qu'une association loi 1901.
Motif de la plainte: Sous couvert de valises pédagogiques, l'association continue de piller les anciennes mines. Toujours et encore le pillage.
Affaire classée sans suite.
Affaire Stahlberg ( Rimbach ): ( 1994 ).
L'A.A.M.P.E.F. est propriétaire d'un terrain située au Stahlberg près du village de Rimbach ( Haut Rhin ). Sur cette parcelle les membres de l'AAMPEF peuvent trouver des hématites et de petits quartz. Les amateurs non membres de l'AAMPEF peuvent sur simple demande y accéder aussi, tout en respectant le règlement. Un jour le président de l'AAMPEF fût convoqué à la gendarmerie de Masevaux pour répondre d'une plainte de la DIREN de Strasbourg. Un membre de la CPEPESC a été vu, peut de temps avant, sur le site en train de faire des photos. Devinez d'où vient la plainte.
Motif de la plainte: Ouverture de carrière sans autorisation administrative, avec enlèvement ou déplacement de 1400 m3 avec certainement usage d'explosifs. Pillage et explosifs, un cran de plus.
Affaire classée sans suite.
Affaire Steinbach ( Haut Rhin ) Mine Saint Nicolas: ( 1997 )
L'association minéralogique "POTASSE" du CE de mines de potasse restaure depuis 1989 une ancienne mine de galène argentifère avec l'autorisation et le soutien de la commune de Steinbach. En 1997, après de nombreuses visites de personnalités régionales, des journées "Portes Ouvertes" annuelles ainsi que de nombreux articles dans la presse, une plainte ( toujours par la CPEPESC ) fût déposée contre le maire de Steinbach et le président de l'association. Ces 2 personnes ont été entendues à la gendarmerie de Cernay.
Motif de la plainte: Travaux et fouilles clandestines ( entre autres ). Un projet qui dérange dans certains milieux, car c'est une image positive des minéralogistes.
Affaire classée sans suite.
Affaire Chagey ( Haute Saône ): ( 1997 )
Une affaire rocambolesque s'est produite le 15 août 1997 à Chagey ( Haute Saône). Deux minéralogistes alsaciens profitent du 15 août pour aller à Chagey. Ce gisement est connu pour ses quartz prismatiques, ce genre est rare pour le massif vosgien, mais aucune comparaison n'est possible avec les quartz alpins. Pour bien comprendre l'affaire ce gisement est située sur un terrain privée et cette petite carrière sert de temps en temps a remblayer les chemins forestiers de plus nos 2 minéralogistes avaient l'autorisation verbale du propriétaire. Ayant passé la matinée a gratouillé ils s'apprêtaient a partir vers midi, à ce moment ils furent encerclés par 6 gendarmes en treillis et en armes. ( Ils avaient été surveillés, photographiés et enregistrés, toute la matinée ) Ils furent emmenés à la gendarmerie de Héricourt ( Haute Saône) interrogés séparément ( au sujet du gisement, de la mine de Saphoz et au sujet de nombreux collectionneurs alsaciens ), sans pouvoir prévenir leurs familles avec en clou photo anthropométrique, ils furent relâchés à 22 heures.
Il faut signaler que le lendemain matin un journaliste avait fait paraître un article à sensation dans la presse locale
A la suite de cette affaire, une plainte fut déposée par la CPEPESC ( encore ) et un certain nombre de minéralogistes ( 15 en tout, tous alsaciens sauf un ) ont eu la visite des gendarmes avec saisies de minéraux et auditions à la gendarmerie la plus proche. Sur les 15 minéralogistes entendus, trois furent mis en examen dont les 2 surpris à Chagey.
Motif de la plainte:
- Exécution de fouilles archéologiques sans autorisation, acquisition du produit de fouilles archéologiques.
- Destruction, dégradation d'un immeuble ou objet classé.
- Détention non autorisée de substance ou engin explosif
- Destruction par substance explosive.
- Exécution de prospection géochimique ou d'étude de métaux lourds.
Tout cela est mensonger, car le site n'est ni protégé et n'est pas un site archéologique. Cela a été démontré et à notre connaissance aucun explosif n'a jamais été utilisé.
L'AAMPEF a pris un avocat pour assurer la défense des trois minéralogistes.
L'affaire se termina par un non lieu. ( début 1999 )
A quand la prochaine plainte?
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