Les minéraux, les fossiles et la géologie
Les aventures extra-minéralogiques des collecteurs et collectionneurs
de minéraux de l'Est de la France
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Haut de page Les aventures extra-minéralogiques des collecteurs et collectionneurs de l'Est de la France...
ou si, si, tout cela est vrai !!!


Les premières accusations à la fin des années 80 ne furent que des articles de journaux, mais où apparut déjà le mot pillage. Innocent, certainement pas, télécommandé peut-être, en tout cas la graine était semée. Bien sûr dans ces articles on ignore joyeusement la sauvegarde du patrimoine par les prélèvements, la création de musées, les dons aux musées, les expositions, les sorties pour les gamins (style animation d'été) etc. On omet aussi la destruction des minéraux et des fossiles par la nature, c'est à dire l'érosion : éboulements, gel, eau, action de la biomasse, etc.
Puis se furent des plaintes ou des tracasseries contre des musées régionaux qui bien sûr avaient un secteur de minéralogie régionale. Les expositions temporaires minéralogiques présentant des échantillons du massif vosgien furent aussi l'objet des mêmes tracasseries même lors de l'inauguration officielle de l'une d'elle.
Par la suite des plaintes tombent contre des associations ou des collectionneurs avec toujours un peu plus de surenchères. Après les classiques pilleurs et pillage commencent à apparaître destruction de sites archéologiques, mercantilisme, usage d'explosifs,...

Voici 4 affaires, parmi d'autres, subies par des associations qui œuvrent à la promotion de la minéralogie

Affaire du club de Belfort :
Début des années 90. L'association minéralogique de Belfort, adhérente à l'A.A.M.P.E.F, Association des Amateurs de Minéralogie et de Paléontologie de l'Est de la France, prépare 2 mallettes pédagogiques contenant 8 cases avec 8 minéraux et 8 fossiles de la région, avec pour chaque minéral ou chaque fossile une notice explicative, propriétés chimiques, physiques et utilisation pour chaque minéral et toutes les caractéristiques de chaque fossile. Les valises furent remises officiellement à un conseiller pédagogique de l'académie, en présence de la presse. Suite à l'article paru dans les journaux locaux, une plainte fût déposée par la C.P.E.P.E.S.C, Commission permanente d'étude et de protection des eaux souterraines et des cavernes, qui a son siège à Besançon, et comme le nom ne l'indique pas, n'est qu'une association régie par la loi de 1901.

Motif de la plainte: sous couvert de valises pédagogiques, l'association de Belfort continue de piller les anciennes mines et encourage celui-ci. Toujours et encore le pillage.

Affaire classée sans suite.


Affaire Stahlberg, Rimbach, Haut Rhin, 1994 :
L'A.A.M.P.E.F. est propriétaire d'un terrain situé au Stahlberg près du villlage de Rimbach ( Haut Rhin ). Sur cette parcelle les membres de l'AAMPEF peuvent trouver des hématites et de petits quartz. Les amateurs non membres de l'AAMPEF peuvent sur simple demande y accéder aussi, tout en respectant le règlement. Un jour le président de l'AAMPEF fut convoqué à la gendarmerie de Masevaux pour répondre d'une plainte de la DRIREN de Strasbourg. Un membre de la CPEPESC a été vu, peu de temps avant, sur le site en train de faire des photos. Devinez d'où vient la plainte...
Motif de la plainte : ouverture de carrière sans autorisation administrative, avec enlèvement ou déplacement de 1400 m3 avec certainement usage d'explosifs. Pillage et explosifs, un cran de plus.

Affaire classée sans suite.


Affaire Steinbach, Haut Rhin, Mine Saint Nicolas, 1997 : L'association minéralogique "POTASSE", du CE de mines de potasse, restaure depuis 1989 une ancienne mine de galène argentifère avec l'autorisation et le soutien de la commune de Steinbach. En 1997, après de nombreuses visites de personnalités régionales, de journées "Portes Ouvertes" annuelles ainsi que de nombreux articles dans la presse, une plainte fût déposée contre le maire de Steinbach et le président de l'association. Ces 2 personnes ont été entendues à la gendarmerie de Cernay. Motif de la plainte : travaux et fouilles clandestines ( entre autres ! ). Un projet qui dérange dans certains milieux, car c'est une image positive des minéralogistes.

Affaire classée sans suite.


La dernière affaire en date, ainsi que certains articles s'y reliant, ont atteint les sommets de la bêtise pour rester poli.


Affaire Chagey, Haute Saône, 1997 :
Une affaire rocambolesque s'est produite le 15 août 1997 à Chagey (Haute Saône). Deux minéralogistes alsaciens profitent du 15 août pour aller à Chagey. Ce gisement est connu pour ses quartz prismatiques, ce genre est rare pour le massif vosgien, mais ils ne sont pas comparables aux quartz alpins. Pour bien comprendre l'affaire ce gisement est située sur un terrain privé et cette petite carrière sert de temps en temps à remblayer les chemins forestiers. De plus, nos 2 minéralogistes avaient l'autorisation verbale du propriétaire. Ayant passé la matinée à gratouiller, ils s'apprêtaient à partir vers midi. A ce moment, ils furent encerclés par 6 gendarmes en treillis et en armes. Ils avaient été surveillés, photographiés et enregistrés, toute la matinée. Ils furent emmenés à la gendarmerie de Héricourt (Haute Saône), interrogés séparément, au sujet du gisement, de la mine de Saphoz et au sujet de nombreux collectionneurs alsaciens, sans pouvoir prévenir leurs familles, avec en clou de la journée la photo anthropométrique. Ils furent relâchés à 22 heures.
A la suite de cette affaire, une plainte fut déposée par la CPEPESC ( encore ) et un certain nombre de minéralogistes ( 15 en tout, tous alsaciens, sauf un ) ont eu la visite des gendarmes avec saisies de minéraux et auditions à la gendarmerie la plus proche. Sur les 15 minéralogistes entendus, trois furent mis en examen dont les 2 surpris à Chagey.

Motif de la plainte :
  1. Exécution de fouilles archéologiques sans autorisation, acquisition du produit de fouilles archéologiques.
  2. Destruction, dégradation d'un immeuble ou objet classé.
  3. Détention non autorisée de substance ou engin explosif
  4. Destruction par substance explosive.
  5. Exécution de prospection géochimique ou d'étude de métaux lourds.
Tout cela est non seulement mensonger, mais en plus parfaitement ridicule pour les chefs d'inculpation invoqués, car le site n'est ni protégé ni archéologique. Cela a été démontré facilement. Il se situe sur une propriété privée, les visiteurs avaient l'autorisation du propriétaire de ce qui est juste un "trou", en arc de cercle avec un talus, destiné à fournir des matériaux de remblais et d'empierrement. Bien sûr, personne n'y a jamais utilisé d'explosif.
L'AAMPEF a pris un avocat pour assurer la défense des trois minéralogistes : 25000 F de frais. L'affaire se termina par un non lieu, début 1999. Les minéraux saisis ont été restitués.
Il faut signaler que le lendemain matin à l'aube, donc le 16 août 1997, alors que nos deux minéralogistes ont quitté la gendarmerie le 15 août à 22 heures, un "journaliste" avait pondu un article avec photos sur cette affaire !!!. Ce fait divers sera repris par d'autres journaux qui n'ont pas cherché à en savoir un peu plus: c'est à dire la vérité. Dommage.

Commentaire sur l'article du 16 août 1997 :
Un auteur de roman d'espionnage ou de sciences fiction n'aurait pas eu de telles idées. En effet, on y parle de pierres dorées, cela fait riche, il serait intéressant de savoir ce qu'est une pierre dorée, on y parle aussi de roches métamorphiques formées à partir de chaleur, cela fait un peu scientifique et bien sûr ces roches doivent être très rares, ce qui justifie les prix publiés alors qu'il s'agit tout simplement de quartz -pourquoi ne pas le dire ? - un des minéraux les plus répandus sur terre, ceux de Chagey, sortis de la région, n'intéressent plus personne, n'importe quel expert en minéralogie pourra le confirmer. En plus, les quartz de Chagey ne peuvent en aucun cas être comparés aux merveilles des Alpes, des USA ou encore du Brésil.
L'article parla aussi d'un atelier de taille qui se révéla par la suite être une cabane construite par des enfants ayant accompagné des minéralogistes. ( sic ). Incroyable !
La fin de l'article, la fin du roman d'espionnage, laisse rêveur, on parle de filières internationales, dont une vers la Roumanie, alors que lorsqu'on connaît un peu les merveilleux échantillons provenant de ce pays et, de plus, si on connaît le niveau de vie des Roumains, c'est le délire !. La prochaine fois, pour faire un peu plus de surenchère, il faudra inventer des pierres dorées radioactives avec une filière vers l'Irak pour la construction d'un réacteur nucléaire.
Le lecteur anonyme se dira : "ben ça alors, je connais quelqu'un qui ramasse des pierres, je ne pensais pas ça de lui". Les personnes averties et les minéralogistes en sourient, mais les sourires s'estompent très vite si on sait que derrière ces articles, dans les coulisses se cache une association, une simple association qui a programmé la mort de la minéralogie, d'abord dans l'Est de la France, puis par extension dans toute la France.
Cette affaire appelle quand même quelques questions :
Qui a l'autorité et le pouvoir de faire déplacer 6 gendarmes un 15 août et cela sur la foi de mensonges, car tout n'est que mensonges dans cette affaire ?
Qui soutient ces délateurs au lieu de les poursuivre pour déclarations mensongères, calomnies et pour s'être moqué de la justice ?

Réponses ?


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Dernière Mise à jour : 17 Janvier 2002
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