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 Patrimoine géologique : essai sur la protection des fossiles, minéraux et sites géologiques. Article 1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-22-23-24-25 |
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Liste des sujets abordés dans cette rubrique
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- Les gîtes minéralogiques de Knapenwand et Habachtal - La mine de Hochfeld et le musée de Bramberg
- Réglementation en matière d'archéologie, de fouilles archéologiques, et d'objets archéologiques
- Les collections de minéraux
- L'exportation de France de minéraux, de fossiles ou plus généralement d'objets géologiques
- Minéraux et minéralogie au XXIème siècle en France
- La réglementation autour de la collecte et de la collection des spécimens minéralogiques, l'exemple du Massif du Mont-Blanc (II)
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Patrimoine géologique : essai sur la protection des fossiles, minéraux et sites géologiques.
Par Phil Cooreman
Le texte n° 23 de la Proposition de Loi du sénateur Souvet du 9 octobre 1997 visant à la protection du patrimoine géologique a été une tentative de protéger le patrimoine paléontologique français, mais montrait néanmoins des lacunes sur bien des points. Entre autres elle affichait un parti-pris non dissimulé à l'encontre des amateurs.
Tout comme certaines sommités scientifiques françaises, nous estimons que la "protection des sites et des espèces fossiles" ne se fera pas en interdisant tout, la "philosophie" extrême de la réserve géologique de Digne-les-Bains n'est sûrement pas un exemple à suivre en ce domaine, mais uniquement en respectant un savant équilibre entre ce qui doit être sauvegardé par les pouvoirs publics et ce qui peut être récolté par les amateurs, étudiants, enseignants et autres.
Nous formulons ici quelques propositions et tentons d'apporter une solution à un certain nombre de problèmes non soulevés dans ces travaux du Sénat :
PROBLEME des amateurs qui passent dans ces travaux pour des pilleurs sans scrupules qui détruisent les lieux de travail des scientifiques.
Rien n'est moins vrai !
Si des brebis galeuses existent, comme d'ailleurs dans toutes les activités humaines, qu'auraient fait les scientifiques sans les amateurs géologues nettement plus disponibles pour des recherches sur le terrain ?
Signalons que Mary Anning, la fameuse "découvreuse de fossiles" anglaise du 19ème siècle, était amateur. Grâce à elle, le Musée de Londres possède des Ichtyosaures et un Plésiosaure du Jurassique inférieur de Lyme Regis. Et March et Cope, aux USA, amateurs fortunés, ont quand même permis la découverte de centaines d'espèces de dinosaures, également au 19ème siècle.
Monsieur Walker, plombier de profession et chercheur amateur de fossiles, a récemment permis la découverte du squelette complet d'un nouveau dinosaure du Wealdien anglais (Baryonyx walkeri), unique au monde.
Rudi Dortangs, chercheur amateur qui visitait la carrière de craie de Maastricht le 8 août 1998, a permis la découverte et la préservation du nouveau mosasauridé "Prognathodon saturator" qui fait désormais la fierté du Musée d'Histoire Naturelle de Maastricht et de tous les Pays-Bas. De très nombreux exemples pourraient être développés.
Les scientifiques se posent souvent la question du devenir des collections privées après le décès de leur propriétaire, mais l'histoire l'a montré, l'essentiel des collections d'une certaine importance a toujours fini par rejoindre un Musée public.
Ce qui n'est pas nécessairement une garantie pour la préservation des spécimens, il suffit de consulter quelques monographies ou publications scientifiques pour se rendre compte du nombre de spécimens-types (précieux entre tous, car servant d'étalons pour définir les espèces !) qui ont été perdus dans le capharnaüm de certaines collections publiques... Sans compter les collections entières de Musées et de Facultés qui, par manque de place, finissent au container poubelle sans même avoir été triées au préalable ! Sans oublier les collections détruites par des bombardements (Université de Caen avec la destruction des irremplaçables collections de vertébrés fossiles de la Pierre de Caen, ou la Maison de Boucher de Perthes à Abbeville qui abritait d'inestimables collections de préhistoire), les incendies ou les inondations, ou encore tout simplement par la décomposition naturelle de la pyrite (collection publique d'ammonites des Vaches-Noires laissée à l'abandon).
PROBLEME de la sauvegarde des spécimens dans les carrières en exploitation et chantiers temporaires (même dans une réserve géologique).
Ces "objets géologiques" passent au broyeur pour être transformés en granulat ou en ciment, ou sont brisés ou sciés pour la fabrication de pierres de construction. Dans tous les cas un fossile collecté = un fossile préservé !
Il est par exemple actuellement interdit de chercher (=sauvegarder) des fossiles dans la carrière de Lacoste (située dans la réserve géologique du Lubéron) mais rien n'interdit aux exploitants de les détruire en les sciant pour la fabrication des pierres de parement ! Si cela est ce que l'on appelle protéger des sites et des espèces fossiles...
Il faut absolument éviter l'aberration de la loi italienne, d'ailleurs votée sous Mussolini (ceci explique peut-être celà) qui interdit la recherche des fossiles mais permet celle des minéraux. Les amateurs sont donc condamnés à voir des spécimens uniques au monde détruits dans des concasseurs et par l'érosion, sans pouvoir les sauvegarder par la faute d'une loi stupide!
Il reste à espérer que l'Europe mettra de l'ordre là-dedans, et dans le bon sens. L'exemple récent de l'Espagne (où les minéraux et fossiles deviennent "patrimoine national" et leur recherche et collecte sont désormais interdites) n'augure rien de bon en ce domaine. De même que les nouvelles propositions de loi en cours de discussion aux Etats-Unis qui s'annoncent encore beaucoup plus radicales que les élucubrations italiennes.
Il est à noter que les beaux fossiles italiens (bien évidemment extraits en fraude) entrent dans un marché parallèle, sont hors de prix, et ne peuvent donc être acquis que par des amateurs étrangers à haut niveau de vie. Dans ce cas la majorité des pièces intéressantes quittent le pays, ce qui est pour le moins contraire au but recherché !!!
Les interdictions arbitraires et multiples tracasseries administratives ont un autre effet insidieux : les collectionneurs étant démotivés, des vocations ne sont plus suscitées chez les jeunes qui pourraient devenir les chercheurs de demain, la recherche stagne par manque d'amateurs passionnés et la Science géologique est virtuellement paralysée.
Lors de travaux temporaires, si les spécimens ne sont pas récupérés rapidement par les amateurs, ils seront de toute manière perdus pour les scientifiques, recouverts d'asphalte ou de béton, voire d'eau dans le cas de travaux portuaires ou de canaux.
Sans oublier le fait que les nouvelles législations françaises imposent une réhabilitation complète des carrières en fin d'activité, ces dernières disparaissent totalement et deviennent donc rapidement inaccessibles à l'échantillonnage. Les carrières du bassin falunier de Savigné-sur-Lathan (Touraine) en sont un excellent exemple, en effet en quelques mois elles sont remblayées, remises en culture et réouvertes ailleurs.
SOLUTION :
· l'autorisation ne devrait pas être refusée par les exploitants de carrières ou de chantiers, c'est un "permis de sauver" des "objets géologiques" autrement promis à la destruction ou à l'oubli. En contrepartie les amateurs doivent observer les consignes, respecter les règles d'élémentaire prudence, être assuré et décharger les exploitants de toute responsabilité en cas d'accident.
· Il serait sans doute sage pour les zones géologiquement très intéressantes de prévoir des carrières "témoins" permettant aux générations futures de toujours pouvoir observer un reliquat des couches exploitées. L'exemple de la "Carrière Musée de Channay-sur-Lathan" (Touraine) est à ce point de vue exceptionnel. Non seulement une carrière est préservée, mais elle est complétée d'un parking, d'une aire de pique-nique, de panneaux didactiques et d'une aire de fouilles autorisées où les visiteurs peuvent s'adonner en toute liberté à leur passion ! On croit rêver… Mais espérons qu'un politicien en mal d'idée n'aura pas un jour l'idée saugrenue de la faire "réhabiliter" !!!
PROBLEME des spécimens naturellement dégagés par l'érosion qui seront de toute manière détruits par le gel, les intempéries, les coups de bélier de la mer (dans le cas de sites côtiers) ou l'altération naturelle.
Certains élus politiques locaux visiblement incompétents, qui n'ont pas peur d'être ridicules, ne craignent pas d'annoncer haut et fort que le ramassage de fossiles naturellement dégagés par l'érosion devrait être prohibé au Cap Blanc-Nez, dans le Pas de Calais !
Le fameux Cap Blanc-Nez est réputé pour ses myriades de fossiles crayeux, nacrés et pyritisés. Les trouvailles deviennent de plus en plus rares de par la faute d'un ensablement sans cesse croissant. Les travaux d'aménagement du port de Calais en sont la cause. Il y a une quinzaine d'années, il était encore possible de voir affleurer les couches fossilifères d'Argile de Gault sur la plage en été, actuellement elles sont totalement ensablées, même en hiver ! Et les couches de craie cénomanienne de la base de la falaise au Petit Blanc-Nez sont de plus en plus masquées par du sable ! (Je parle en 2003).
Qui sont les véritables protecteurs de cet endroit et de ses fossiles, les pouvoirs publics qui, très tardivement, veulent prendre des mesures imbéciles alors même qu'ils ont laissé ce site unique s'ensabler et ses fossiles disparaître à jamais? Ou les amateurs qui, patiemment, inlassablement, ont passé leurs week-ends, congés et vacances, ont affronté une météo exécrable pendant les grosses marées et les tempêtes hivernales, pour sauvegarder, conserver et mettre en valeur des fossiles qui seraient autrement enfouis sous plusieurs mètres de sable, fragmentés par le gel, ou broyés par les coups de mer, perdus pour tous ?
SOLUTION :
La Science n'a strictement rien à gagner si des "objets géologiques" sont détruits par l'érosion naturelle ou disparaissent par ensablement. Il en résulte que le ramassage (sans outils) des fossiles naturellement dégagés par l'érosion devrait être totalement encouragé, même dans les sites protégés, l'extraction de tout fossile de blocs de roches n'étant plus "en place" (éboulis, galets) devrait être toléré, ainsi que l'extraction de tout spécimen menacé par l'érosion naturelle "agressive" (en falaises côtières, par exemple), afin de ne pas laisser se détruire des "objets géologiques". Si l'extraction est permise, limiter néanmoins l'équipement d'extraction en poids et en taille pour éviter les abus.
Toutes les sites classés et réserves géologiques devraient être munis de panneaux clairs pour avertir les visiteurs de ce qui est autorisé d'y faire, et surtout précisant les coordonnées d'une équipe de scientifiques prêts à intervenir pour sauver un fossile important qui leur serait signalé (squelette de vertébré, oeufs de dinosaures, etc.).
Les visiteurs devraient être encouragés à collaborer, par exemple en leur offrant des fossiles scientifiquement moins intéressants s'ils signalent un fossile important.
Les suédois sont plus intelligents : l'ancienne carrière de Hallekis, réputée pour ces trilobites et orthocères de l'Ordovicien est devenue une réserve naturelle. Les couches en place, seules à encore posséder un intérêt scientifique, ne peuvent être échantillonnées par les amateurs. Par contre le ramassage et l'extraction de fossiles sont permis dans les éboulis qui sont encore d'une grande richesse. Cet exemple montre qu'il est possible de concilier la légitime protection de sites intéressants par les scientifiques et l'envie tout aussi légitime des amateurs de collectionner (et donc préserver) des "objets géologiques".
Un exemple récent démontre bien l'absurdité de certaines situations. La Réserve Naturelle du Cap Romain à Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados) a fait tout récemment (vers le 16 mai 2003) l'objet d'un "pillage de fossiles", en l'occurence des éponges jurassiques qui ont été détachées de la falaise. Tout d'abord le décret de classement ne parle pas des minéraux, roches et fossiles de ce site (uniquement des végétaux actuels) mais, cerise sur le gâteau, l'association chargée de la conservation de ce site reconnait qu'elle ne dispose pas des fonds nécessaires pour y apposer des panneaux de signalisation sur la règlementation de la réserve.
Non seulement ces éponges ne sont pas à l'abri d'un coup de gel, d'un éboulement ou d'une grosse tempête, mais en plus, comment des vacanciers étrangers, amateurs de fossiles de leur état, pourraient ils savoir qu'ils enfreignent la loi si aucun panneau ne le leur indique ?
PROBLEME de la collaboration entre les amateurs et les scientifiques qui n'est pas toujours évidente.
Les scientifiques considèrent souvent les amateurs comme des pilleurs de sites, des vendeurs à outrance ou des voleurs de patrimoine, voire des gêneurs qui leur présentent n'importe quoi à déterminer et leur font perdre du temps. Les amateurs considèrent l'essentiel des scientifiques comme des opportunistes prêts à confisquer des trouvailles intéressantes à leur profit. Le résultat actuel est qu'en règle générale, ils se mettent mutuellement des "bâtons dans les roues".
SOLUTION :
1/ Les scientifiques devraient collaborer avec les amateurs à un code de "déontologie" ou de "bonne conduite" et également en posséder un, écrit en partenariat avec les amateurs. Ils devraient également éduquer les amateurs à notamment leur présenter les spécimens scientifiquement intéressants. Ils doivent aussi déterminer de bonne grâce les pièces qui leur sont soumises car elles peuvent se révéler vitales pour la science. Sans oublier le fait qu'ils sont quand même financés par les deniers publics, et, partant, un peu par ces mêmes amateurs...
2/ Les scientifiques devraient autant que possible organiser des chantiers de fouilles avec la collaboration des amateurs. Ayant participé à ce genre de fouilles, je peux confirmer que tout s'y passe généralement très bien, et que les deux "parties" y trouvent un grand intérêt. Aussi bien les scientifiques qui peuvent ainsi disposer d'une main-d'oeuvre très motivée, que les amateurs qui y apprennent pas mal de choses…
3/Il faut éliminer du circuit les scientifiques "véreux" (rares) qui détournent les pièces les plus intéressantes des collections publiques dont ils ont la charge à leur profit.
4/ Les scientifiques devraient également :
- distinguer les fossiles courants qui ne doivent pas impérativement être protégés des fossiles importants à sauvegarder. La distinction vertébrés/invertébrés n'est pas forcément adéquate car il existe des fossiles de vertébrés très communs (dents de requins, par exemple) et des restes d'invertébrés très importants (chainons entre les groupes, fossiles précambriens,...)
De plus, un invertébré non répertorié et inconnu de la science n'est pas à négliger. Il peut s'agir tout simplement d'une occurence d'un fossile-guide dans une strate où il est actuellement inconnu.
Une solution originale et intéressante est appliquée en Floride, état américain connu de longue date pour sa richesse en fossiles. Un permis annuel y est nécessaire pour collectionner, échanger, acheter ou vendre des fossiles de VERTEBRES trouvés sur les terrains appartenant à l'Etat. Ce permis est accordé à toute personne, amateur ou professionnel, qui en fait la demande et qui s'acquitte de la modique somme de 5 dollars. Les dents de requins fossiles, archi-communes là-bas, ne sont pas considérées aux yeux de la loi comme des restes de vertébrés. En contrepartie de permettre la collecte de vestiges de vertébrés, l'université qui accorde le permis demande aux amateurs qui en sont détenteurs de leur fournir une liste de tous les fossiles de vertébrés trouvés durant l'année. Elle peut éventuellement requérir la donation de l'une ou l'autre pièce inconnue du patrimoine paléontologique de l'Etat de Floride. Cela permet, si chacun joue le jeu, une bonne collaboration entre amateurs et scientifiques.
- utiliser la technologie actuelle pour permettre à tous l'accès aux collections publiques et monographies depuis leur ordinateur grâce à la flexibilité d'INTERNET. Un accès multicritères (par sites, par époque, par espèce...) est désirable afin que les amateurs puissent non seulement déterminer leurs trouvailles mais aussi détecter une découverte scientifiquement intéressante voire inconnue de la science qui ne serait pas encore répertoriée. Ces pièces devraient dans ce cas spontanément être présentées aux scientifiques qui pourraient ainsi les enregistrer, en réaliser des photographies et des moulages, ainsi que les décrire et les étudier scientifiquement.
Un courrier électronique (E-mail), incluant des photographies scannées ou numériques du spécimen sous toutes les faces, pourrait même être envoyé aux scientifiques afin de leur permettre un accès plus rapide aux nouvelles trouvailles sans quitter leurs laboratoires !
5/ Les amateurs doivent pouvoir disposer de collections systématiques pour déterminer leurs trouvailles et signaler les sites et trouvailles sortant de l'ordinaire aux scientifiques. Cela peut être une collection "virtuelle" sur un site Web, voir le paragraphe "Internet".
Ils doivent aussi avoir une formation minimale à la géologie, paléontologie et/ou la minéralogie.
Dans ce cas de figure les clubs d'amateurs jouent un grand rôle en encadrant les débutants et leur apprenant ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire.
PROBLEME qui se pose évidemment avec les étrangers qui lors de leurs vacances puisent aux richesses géologiques et trouvent - parfois par hasard - des pièces importantes dont ils ne connaissent pas toujours la valeur scientifique.
SOLUTION :
Pour ne pas en perdre trace, il faudrait une coordination des scientifiques et des clubs d'amateurs au niveau EUROPEEN. Des prospectus libellés en plusieurs langues devraient être distribués dans les bourses et les syndicats d'initiative, publiés sur Internet, et communiqués à tous les clubs européens, afin d'encourager les étrangers à "jouer le jeu".
A méditer…
Présentation de l'auteur, Phil Cooreman :
Membre des clubs d'amateurs CMPB, CHAMP et QUEST en Belgique;
Membre de l'association CEM dans le sud de la France;
Collaborateur du service Animations en Sciences Naturelles (ASN) de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRScNB) où il guide des stages géologiques en Belgique et à l'étranger.
Quant à ces articles de vulgarisation, outre les bulletins mensuels des clubs CMPB, GEST, CHAMP et bientôt QUEST, il a collaboré à la réalisation de nombreux documents pour les ASN, certains de ses articles ont été repris dans "Minéraux et Fossiles", il a réalisé certaines traductions anglaises de ses articles pour la revue Fossil News au Colorado, USA.
Parmi ces articles signalons "Le Cénozoïque des environs d'Anvers" (FR+ENG), "L'Oxfordien des Ardennes Françaises" (FR+ENG), "Attention Fossiles trafiqués" (Minéraux et Fossiles), "Thouars : le Toarcien stratotypique", "Le gravier rouge des Sables de Kattendijk, Doel" et de nombreux autres.
Il a également écrit un livre entièrement "self-made" en 1997, "La Belgique Cénozoïque, notice minéralogique et paléontologique", 132 pages, 32 planches de détermination. cet ouvrage est malheureusement épuisé.
Jusque à présent, il a participé à trois "grosses" expositions, la première en 1996 à Wéris (4 milliards d'années, l'extraordinaire aventure de la Vie", la deuxième en 2002 à Hannut où il était seul à exposer (Les fossiles, mémoires de la Vie) et la dernière en été 2003 à Rebecq. (La Terre est Belle).
L'auteur a réalisé deux conférences pour le moment ("Le Crétacé de la Montagne Saint-Pierre près de Maastricht" et "La Normandie et ses fossiles"), chaque fois avec un diaporama numérique. Plusieurs autres sont en préparation.
Phil Cooreman essaye dans la mesure du possible de collaborer avec des paléontologues professionnels, il a notamment participé à des fouilles sous la direction du Musée de Bruxelle (Thèse de doctorat de Pascal Godefroit sur les reptiles du Lias de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg, Thèse de fin d'études en géologie de Xavier Devleeschouwer, actuellement collaborateur au Service Géologique, sur la limite Frasnien-Famennien en Pologne et République tchèque).
Chacune de ses trouvailles "hors du commun" est communiquée, en vrai ou en photo, à des scientifiques (Service géologique, IRScNB, Musée de Maastricht, Université de Leyden...) à des fins de détermination et éventuellement d'étude.
Son site : www.eulasmo.com
A lire sur le même sujet, l'inventaire du Patrimoine Géologique français.
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