la géologie, les minéraux et les fossiles
Présentation du musée d'Histoire Naturelle de Londres, et de ses collections de géologie, minéralogie et paléontologie


Présentation du musée d'Histoire Naturelle de Londres, et de ses collections de géologie, minéralogie et paléontologie
   
A voir :

- Une des expositions les plus importantes et des plus spectaculaires de ce musée est la galerie exposant de nombreux squelettes entiers de dinosaures. Une autre expose des reptiles marins du crétacé et jurassique.

- Une fantastique collection de minéralogie, séparée en deux parties : une présentation didactique moderne et une collection systématique "à l'ancienne". Des milliers de spécimens à contempler ! A noter le nombre très important de spécimens provenant de vieux gisements français (du XVIII/XIXème siècle). Cette collection est réputée comme l'une des cinq meilleures au monde.

- Une très complète collection de météorites.

- Un exposition sur la paléoanthropologie.

- Tous les thèmes classiques d'un musée d'Histoire Naturelle…


DINOSAURES, REPTILES MARINS et METEORITES

Par André Holbecq


L'une des expositions les plus importantes et des plus spectaculaires de ce musée, c'est la galerie exposant de nombreux squelettes entiers de dinosaures. Dès l'entrée on se trouve en face de l'imposant sauropode Camarasaurus sur lequel on constatera un positionnement des membres bien à l'aplomb du corps et verticaux (l'une des 9 homologies nécessaires pour définir un dinosaure, d'après Taquet).

Sur la gauche dans une baie vitrée les véritables restes d'un ankylosauridé : Scolosaurus cutleri de l'Alberta, montrant la structure de la cuirasse qui n'était pas aussi rigide qu'on a bien voulu le croire et qui lui donnait une certaine souplesse nécessaire pour donner de violents coups de queue. Derrière, dans une plus petite vitrine, on observera les frêles squelettes de deux petits Hypsilophodonts. L'imposant Triceratops, une vedette du Crétacé, vous permettra deux observations de détails, à savoir la particularité de son bassin qui en fait un ornitischien, et une erreur de montage au niveau du 4ème doigt de la main, avec deux phalanges en trop.

Après avoir monté l'escalier métallique, on se retournera pour un point de vue sur le dessus du Camarasaure et surtout de ses vertèbres creuses à pleurocoeles, à l'origine de son nom (cavités-saurien). Sa tête et ses dents sont ici plus facilement observables. Tout au long d'un pont suspendu de droite et de gauche, on pourra faire connaissances avec :

- Massospondylus
- Gallimimus
- Tuojangosaurus (un stégosaure chinois)
- Les bras terrifiants de Thérézinosaurus (2,50m de long avec des griffes de 70cm)
- Iguanodon Atherfieldensis (la variété anglaise plus frêle que ceux de Bernissart, en Belgique)
- Albertosaure
- Allosaure
- Tyrannosaure (crâne)
- des Dromaeosaures aux griffes acérées et aux vertèbres caudales postérieures soudées tandis que les antérieures sont bien articulées.


Arrivés au bout du pont suspendu une surprise attend les visiteurs, dans la peine ombre, un Tyrannosaure dévore un Tenontosaure tout en rugissant. Et ce n'est pas fini.
Au rez de chaussée beaucoup de détails sur les organes, les os, les blessures, les dents, la peau, etc.
Et toujours au rez de chaussée, tout une foule d'informations sur la découverte du Baryonyx Walkeri et sa "lourde griffe" (d'où son nom) trouvé par un amateur Bill Walker. Un Coelophysis mérite votre attention : d'une part parce que c'est un amateur, David Baldwin, qui l'a trouvé, mais aussi parce qu'à l'intérieur des petits ossements de jeunes coelophysis prouvent le cannibalisme de cette espèce. Quelques têtes de Parasaurolophus, Edmontosaurus, Pachycephalosaurus, méritent tout autant d'attention.

En sortant on passera à nouveau sous le Diplodocus en remarquant au passage le port de la queue qui ne traîne plus au sol (comme sur le modèle de Paris) conformément aux nouvelles idées des paléontologues.

A droite, on pourra observer dans leur cage de verre, des contemporains des dinosaures, des reptiles marins : un Ophtalmosaure (variété d'ichtyosaure) et un Cryptocleidus (variété de Plésiosaure).
Attention ! Ce ne sont pas des dinosaures, lesquels n'ont ni ailes, ni palettes natatoires !

En se rapprochant du grand escalier central, vous ne manquerez pas de saluer la mémoire de Richard Owen (1804-1892), l'inventeur du mot "dinosaure", et premier directeur de ce musée.

Pour terminer la visite des grands vertébrés de l'époque des dinosaures, il ne faut pas manquer la galerie Waterhouse, car on peut y découvrir de monstrueux reptiles marins (Plésiosaures, Ichtyosaures, Pliosaures) et le portrait de la célèbre Mary Hanning (1799-1847), appelée "the fossil woman". Celle-ci vivait de la vente de ses fossiles aux nantis de l'époque, ainsi qu'aux scientifiques, tel Georges Cuvier qui lui acheta un fémur d'ichtyosaure pour 10 livres. Elle fut "l'inventeur" de nouveaux fossiles qui figurent actuellement dans divers musées anglais (Cambridge, Londres, Oxford). En 1824, elle vendit son plésiosaure 150 livres au Duc de Buckingham, soit l'équivalent actuel de presque 39 000 € ! Au Musée de Cambridge, certains fossiles sont exposés avec le prix payé à l'époque. Avec celui d'un Mégacéros entier, on pouvait alors s'acheter une jolie maison, m'a-t-on dit … Ainsi les fossiles ont toujours eu une valeur certaine, mais il y avait sans doute plus de mécènes qu'aujourd'hui en ces temps.

Il serait intéressant de voir l'original d'Archéoptéryx lithographica, seul exemplaire qui a conservé fossilisée sa "furcula" (os du bonheur ou fourchette) et sur lequel il est possible de montrer plus de caractères dinosauriens qu'aviens. A noter notamment un processus ascendant de l'astragale particulièrement développé comme chez les dinosaures et jamais chez les oiseaux. Compte tenu que la plume n'est plus un critère distinctif des oiseaux (selon P. Taquet) on peut se poser la question: A.L. était il un oiseau ou un dinosaure à plume ou une voie de garage de l'évolution ?

Enfin, il est recommandé d'aller toucher une météorite, en l'occurrence une sidérite (c'est tellement rare de pouvoir toucher dans un musée), et de visiter la salle aux météorites qui réserve quelques surprises. On trouve par exemple la photo de ce jeune Ougandais qui fut heurté à la tête par une météorite de 3g, à Mbale en Août 1992, sans être tué net, ce qui tient du "miracle" quand on sait la vitesse de chute phénoménale de ces météorites (30 Km/s). Sur les 50 chutes ce jour là, on retrouva des pierres de 0,1 g à 27,4 kg. Le "miracle" fut assuré par les feuilles de bananiers amortisseurs.

On ne saurai que trop recommander, étant dans le secteur, une visite à la librairie où vous trouverez d'intéressants ouvrages spécialisés (paiement par carte de crédit internationale possible). Je signale cependant que "la grande encyclopédie des dinosaures" par David Norman est parue en France chez Gallimard en 1991. Dans ce livre on retrouve beaucoup d'images prises dans ce musée. Livre recommandé : "météorites" Sara Russel & Monica Grady (7,95 livres).



Musée d'Histoire Naturelle de Londres, collection de minéraux.


Azurite et malachite de Chessy les Mines.


Prehnite de la combe de la selle, Oisans.


Galène.


Linarite.


Quartz et fluorite.


Cristaux de béryl.


Apatite de Panasqueira, Portugal.


Météorite.


Dinosaure.


Bois fossile.


Collection de roche.







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Dernière mise à jour : 21 mai 2005
La géologie